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ÉLECTIONS 2019 -

QUELLE EST NOTRE POSITION ?

En 2015, la Commission européenne a lancé l’idée d’une Union de l’Énergie plus résistante aux chocs, reposant sur une politique climatique ambitieuse. L’objectif était de garantir aux consommateurs européens – ménages et entreprises – un approvisionnement énergétique sûr, durable, compétitif et abordable. Depuis lors, la mise en place du cadre législatif de l’Union de l’Énergie, qui consiste en une série de directives et règlements, a bien avancé.

Au terme d’intenses discussions entre la Commission, le Conseil et le Parlement européen, le système ETS a été réformé et prolongé jusqu’en 2030 et de nouveaux objectifs climatiques contraignants ont été convenus avec les États membres. Ces initiatives constituent la base de l’exécution conjointe de l’Accord de Paris sur le climat. Les objectifs de l’UE en matière d’énergie renouvelable et d’efficacité énergétique ont également été fixés. Enfin, l’Europe continuera d’œuvrer en faveur d’un marché de l’énergie plus intégré. Les États membres devront traduire ces objectifs en plans nationaux en matière d’énergie et de climat, lesquels feront l’objet d’un suivi par la Commission européenne.

Agoria appelle l’UE à poursuivre l’intégration du marché du gaz et de l’électricité et à consolider ainsi le level playing field pour les entreprises. L’Union doit également garantir la sécurité d’approvisionnement externe et continuer à jouer un rôle pionnier dans le domaine de la réduction des émissions de carbone, de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables. L’UE doit encourager l’innovation et l’adoption de technologies à faible intensité de carbone.


QUELLES SONT NOS RECOMMANDATIONS CONCRÈTES ?

  • Assurer pour l’industrie européenne à forte intensité énergétique des conditions de concurrence équitables avec les pays tiers qui ont pris des engagements climatiques moins ambitieux (fuite de carbone). Maintenir également dans ce cadre la compensation des émissions indirectes pour les entreprises électro-intensives.
  • Mettre en place des conditions de marché prévisibles à long terme afin d’encourager les investissements nécessaires pour garantir une plus grande sécurité d’approvisionnement à long terme pour l’ensemble des technologies à faible intensité de carbone.
  • Identifier les opportunités que pourrait représenter « Plus d’Europe » sur le plan de la gestion de la sécurité d’approvisionnement.
  • Poursuivre le développement d’infrastructures adéquates (tant pour le gaz que pour l’électricité) afin de relier entre eux les réseaux énergétiques plus isolés. Un système énergétique décentralisé axé sur le consommateur n’en nécessite pas moins une infrastructure performante pour pouvoir garantir un approvisionnement sûr et suffisant en énergie.
  • Améliorer la flexibilité énergétique via le développement des capacités de réponse à la demande et de stockage de l’énergie.
  • Préserver la sécurité d’approvisionnement externe : la diversité des sources d’importation est cruciale. Pour garantir la sécurité d’approvisionnement, un mix énergétique interne diversifié est également nécessaire, de même qu’une diversité en termes de fournisseurs, de réseaux et de voies d’approvisionnement.
  • Le déploiement de nouvelles technologies énergétiques pourrait accroître la dépendance de l’Europe à l’égard d’autres matières premières (p. ex. métaux précieux). L’économie circulaire est appelée à jouer un rôle important dans ce cadre : une économie circulaire efficace qui favorise la réutilisation et améliore la sécurité d’approvisionnement afin de rendre l’utilisation des matières premières critiques plus efficace et plus durable.
  • La recherche et l’innovation fourniront les technologies nécessaires pour mener à bien la transformation. L’accent devrait être mis sur la commercialisation.
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